Tesla tousse quand Elon fume un joint

Découvrez ce qui se passe en bourse quand le fameux patron de la plus grande start-up – Tesla – fume un joint en direct sur internet ! Si vous aimez l’article, partagez-le !

Un jeudi de septembre 2018, le génial entrepreneur Elon Musk, patron de Tesla, était interviewé par Joe Rogan dans un podcast passionnant de deux heures trente. Les deux hommes ont abordés des sujets d’avenir comme la voiture autonome, l’intelligence artificielle ou encore les avions électrique.

LE joint qui fait chuter la bourse

L’anecdote ? Au bout de deux heures d’interview, Joe Rogan allume une cigarette de marijuana et la tend à Elon Musk qui l’accepte et tire dessus (personne ne semble certain qu’il ait avalé la fumée). Pendant ce même entretien, Musk et Rogan ont bu un whisky.

L’acte n’est pas répréhensible dans l’état californien où l’usage de la Marijuana a été légalisé le 1er janvier 2018 mais voir le patron d’un groupe coté en bourse, fumer un joint en direct devant plus de 90’000 personnes est quelque peu déroutant.

Le titre Tesla « perd » le lendemain, vendredi, 6.3% soit près de … 3 milliards de dollars ! Cette baisse n’a été que très temporaire – le temps d’un week-end – puisque l’action a recouvré sa baisse le lundi suivant.

Actuellement (mise à jour le 20.07.2019) Tesla vaut près de 45 milliards de dollars (USD) et a vendu en 2018 environ 245’000 véhicules. Pour comparaison, Ford vaut environ 40 milliards USD et a vendu 6 millions de voiture en 2017.

Autant dire que Tesla n’est valorisé que sur l’espoir futur d’une explosion des ventes et d’une révolution du marché automobile. L’appréciation du titre n’a effectivement rien de rationnel au vu des résultats actuels : la perte de 2018 est proche du milliard de dollar pour un chiffre d’affaires de 21 milliards USD et la perte était déjà de presque 2 milliards USD en 2017.

L’empire Elon Musk

Elon Musk « n’est pas que » Tesla. C’est aussi la conquête spatiale avec Space X, des batteries et des panneaux solaires pour les maisons, the boring company ou encore l’hyperloop où de nombreux suisses des Écoles polytechniques de Lausanne et de Zurich y jouent un rôle important. Le but de ce dernier projet est de relier des métropoles par des trains en sustentation magnétique dans des tunnels sous vide d’air et ce à très très grande vitesse (1’000 Km/h est régulièrement évoqué).

Dans tous ces projets, seul Space X est pour le moment rentable. Et c’est sans doute le plus fou d’entre tous. Elon Musk sera sans doute retenu pour avoir réussi à faire revenir sur terre, droit comme un i, un lanceur de fusée afin de le … réutiliser ! Impressionnant. Sa réussite lui permet d’aller dans l’espace pour 40% moins cher que ses concurrents (Arianespace notamment).

Pour ceux qui souhaitent approfondir la vision folle et géniale d’Elon Musk, je vous recommande sans retenue sa biographie écrite par Ashlee Vance. Vous y apprendrez comment un homme avec énormément de volonté a fait revivre le rêve américain de la conquête américaine de l’espace. Tout ça en se battant contre la Nasa, Lockheed Martin et Boeing… en même temps.

La biographie d’Elon Musk par Ashlee Vance
sur Amazon

Connu pour ses très longues interviews dépassant parfois trois heures, Joe Rogan a reçu plus de milles personnes dont des neuroscientifiques, des auteurs, des professeurs d’universités, des entrepreneurs, des investisseurs, des militaires ou encore des comédiens.

Investir dans des start-up ?

Si vous investissez avec moi, vous n’aurez pas d’entreprises start-up, même de cette taille, compte tenu du risque investisseur pris, car le business modèle n’a pas encore fait ses preuves et n’est pas rentable.

Je choisis (également pour moi même) des investissements dans des entreprises bien établies et de premier plan.

Cependant, rien ne vous empêche à titre individuel, pour le côté « aventure humaine » et la croyance positive en l’avenir, d’investir dans des sociétés jeunes non encore rentables (communément appelées start-up). Ces investissements doivent cependant rester proportionnellement très limités au sein de votre portefeuille.

Une part limite de 15% par entreprise me semble raisonnable et allouer plus de 25% en fonds startup pourrait être risqué. Pensez à diversifier cette partie start-up afin de limiter les risques.

Et vous, investissez-vous une part importante de votre patrimoine dans des start-up ? Dites le moi en commentaire !

Vous trouvez ici l’interview de Elon Musk par Joe Rogan

Pour mieux comprendre SpaceX et ses concurrents : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/07/comment-spacex-s-est-fait-une-place-dans-l-aerospatial_5253404_4355770.html

Et le plus beau : l’atterrissage d’un lanceur SpaceX

Les dix prochaines années selon Pictet

Les gestionnaires de fortune de la banque privée Pictet ont publié une étude portant sur les rentabilités qu’ils attendent pour la décennie à venir.

En début d’année, les gestionnaires de fortune de la banque privée Pictet ont publié une étude nommée Horizon, portant sur les rentabilités qu’ils attendent pour la décennie à venir.

Je vous propose ici d’en extraire les idées fortes, et d’inclure par petites touches mes commentaires.

Je ne suis habituellement pas fan des prévisions, préférant lire le passé pour pouvoir estimer le futur. Mais accepter d’autres regards est toujours source d’élargissement de la pensée. Évidemment, Pictet se base aussi sur les rendements et les événements passés pour étayer ses prévisions.

Les gestionnaires articulent leur travail autour des quatre facteurs suivants : innovation, populisme, données démographiques et changement climatique.

L’innovation sera source de croissance

Ils sont convaincus que l’innovation sera source de croissance pour l’avenir et sera diffusée à tous les secteurs de l’économie. Ils estiment aussi que la croissance pourrait se voir limiter par le populisme.

L’inflation (baisse du pouvoir d’achat / hausse des prix) future est estimée inférieure à 2%, comme pour les quinze dernières années. Un chiffre plus élevé pourrait également être une conséquence du protectionnisme.

Les deux conclusions majeures de l’étude sont que le rendement moyen de toutes les classes d’actifs (immobilier, actions, obligations, immobilier, métaux précieux…) sera probablement inférieur à ce qu’il a été depuis 1950 et que Pictet ne croit pas à une stagnation séculaire mais plutôt à une croissance tirée par les innovations.

Les classes d’actifs traditionnelles, que sont les emprunts d’États (obligations) américains et d’Europe de l’Ouest (y compris la Suisse), réputés sûrs par le passé, verront probablement leurs rendements rester proche des 0%, voire devenir des intérêts négatifs (en Suisse, ils se situent actuellement à -0.9% par année).

Cela ne semble pas être le cas pour les emprunts des pays émergents ou des entreprises, attendus dans une fourchette de 3% à 5%.

Les actions devraient rester les actifs les plus rentables

Les actions devraient rester les actifs les plus rentables avec une moyenne annuelle proche des 6%. Il existe une grande hétérogénéité des actions selon la taille des entreprises ou leur emplacement géographique. Ainsi, les rendements attendus pour les pays émergents asiatiques devraient être supérieures à 7%, les petites & moyennes entreprises en Europe et aux USA devraient tourner aux environs de 6% et les grandes compagnies autour de 5%. Le private equity, malgré son inconvénient de manque de liquidité, pourrait aller chercher dans les 9% de moyenne.

Les actions restent donc, comme par le passé, la classe d’actif à privilégier.

Les portefeuilles que je recommande sont généralement composés de 40% de petites et moyennes entreprises en Europe, en Suisse et en Asie émergente et un autre 40% est dédié aux grandes entreprises en Europe et aux USA. Le solde étant composé d’actions d’entreprises actives dans les domaines de l’innovation et des énergies alternatives, d’or physique en couverture de crise ou de récession, d’un peu de liquidités et d’obligations.

Ce mix reste, il me semble, pertinent pour dégager un rendement suffisant tout en se protégeant d’un événement extérieur, qu’il soit politique (protectionnisme, conflit) ou économique (remontée des taux et récession par exemple), les deux étant intimement liés.

Un autre avantage que je vois à détenir des petites et des grandes entreprises et qu’elles ne réagissent pas de manière identique en cas de hausse ou de baisse des marchés. Ainsi, nous pouvons profiter des cycles haussiers et baissiers en allégeant la part des grandes entreprises pour racheter les petites et inversement.

Quid du cash et de l’or ?

Les rentabilités des liquidités (USD, EUR et CHF) sont attendues comme maigres ou nulles. Pictet ne les recommande que comme « instrument temporaire ». J’en profite pour rappeler la pertinence de détenir deux à quatre salaires de réserve en francs par mesure de sécurité sur vos comptes courants et/ou d’épargne.

L’or, éternelle valeur refuge, verrait son rendement moyen proche de 0%. Pictet souligne toutefois que si le populisme entrainait une baisse de la croissance, une augmentation de l’inflation et une dépréciation des monnaies, alors la demande en métal jaune serait plus forte et entrainerait son prix à la hausse. La protection est la raison pour laquelle vos portefeuilles contiennent de l’or.

J’espère ici vous apporter des éléments rarement diffusés et suffisamment accessibles pour votre portefeuille.

Si vous souhaitez approfondir ce sujet passionnant, vous trouvez ici la version abrégée de l’étude.

Si vous aimez cet article, je vous invite vivement à le partager avec vos amis, votre famille et vos collègues 😉

Raphaël