Que mettre dans votre patrimoine ?

De l’or aux actions, des liquidités aux fonds de placements, je vous propose un tour d’horizon des actifs les plus classiques ainsi que de leur fiscalité.

Dans les articles précédents concernant l’indépendance financière, nous avons vu les bases « psychologiques » à adopter pour se construire un patrimoine sur du long terme afin de gagner de la liberté et du temps. Passons aujourd’hui de la théorie à la pratique en répertoriant les actifs dans lesquels vous pourriez investir : qu’allez-vous mettre dans votre patrimoine ?

Avant de commencer, comprenons ce qu’est un actif et opposons-le au passif.

Actif versus Passif

Inutile de complexifier la chose, un actif est un élément qui conserve une certaine valeur et qui peut apporter un revenu. Ce n’est pas forcément la définition comptable ou  académique pure, mais c’est sans doute celle qui s’en approche le plus tout en restant simple 😉

Un actif peut être un bien immobilier, une action, un fonds de placement, une obligation, des liquidités comme le franc suisse, l’or ou encore, pour les entreprises, une usine, une machine-outil ou encore un stock de marchandises…

Les actifs peuvent être liquides, c’est à dire facilement et rapidement transformables en liquidités (les liquidités ou les actions par exemple) ou à l’inverse illiquides, c’est à dire difficilement convertibles en « cash », comme l’immobilier.

A titre individuel, une formation pourrait aussi être assimilée à un actif sur le principe que le meilleur investissement est en nous…

A contrario, un passif est une dette. Ces dernières peuvent avoir des échéances plus ou moins longues et sont en général liées au financement d’un actif.

Pour illustrer ces deux concepts, prenez l’exemple le plus simple du bien immobilier, qui est un actif financé par une dette hypothécaire (un passif).

Pour qui veut construire son patrimoine, ces termes, actif et passif, sont essentiels à comprendre et forment un jeu à somme nulle ou positive. C’est à dire que lorsque vous soustrayez la somme des dettes à l’ensemble des actifs, vous obtenez votre fortune nette qui au pire est de 0.- franc et au mieux positive (bah oui, avec un résultat négatif, c’est la banqueroute 😉 ).

Père riche, père pauvre pour aller plus loin

Pour aller plus loin sur ces notions, je vous recommande l’excellent livre très abordable Père riche, père pauvre de Robert Kyozaki, que n’importe quel débutant (et même n’importe quel épargnant expérimenté) devrait lire une fois dans sa vie pour comprendre de façon simple les finances personnelles. Ce livre, écrit il y a plus de 20 ans et dont le succès ne se dément pas, est incontournable et reste d’actualité grâce à une mise à jour régulière. Il est classé 58e des meilleures ventes sur Amazon, c’est vous dire son succès…

La particularité de la propriété familiale.

Profitons de ces définitions pour faire un aparté sur la résidence principale.

Contrairement à un immeuble de rendement qui vous apportera un loyer, votre résidence familiale en propriété ne vous apportera aucun revenu. Au contraire, vous devrez payer des intérêts sur la dette et les charges du bien. C’est ce qui en fait un actif un peu particulier qui conservera toutefois une certaine valeur dans le temps et qui pourrait même s’apprécier.

Cela dit, et en ce moment grâce au taux bas, vous pourriez économiser une grosse somme d’argent chaque mois en devenant propriétaire plutôt qu’en restant locataire. Afin de limiter votre risque dans la durée et de ne devoir rien à personne au plus tard à la retraite, vous devriez planifier le remboursement de votre dette grâce à l’économie de loyer réalisée, au plus tard d’ici à votre retraite. Vous trouvez un article ici sur le sujet.

Fortune brute et fortune nette

Pour connaître la valeur brute de votre fortune (ou de votre patrimoine), additionnez simplement les actifs entre eux et pour connaître votre fortune nette (comprendre nette de dette), déduisez-en l’ensemble des dettes de votre foyer (leasing et crédits privés compris).

Un exemple très simple

Vous possédez 20’000.- de liquidités, un appartement de rendement acheté 500’000.- et votre résidence principale achetée 1 million de francs.

Votre fortune brute s’élève donc à 1’520’000.-

Pour financer votre bien de rendement, vous avez contracté une dette hypothécaire de 350’000.- tandis que pour acheter votre logement vous avez contracté une dette de 800’000.-. Ici vos dettes se montent à 1’150’000.-.

Votre fortune nette se monte donc à 370’000.-.

Il faudrait encore déduire les éventuels leasings ou crédits.

Maintenant que nous avons établis dans les grandes lignes ce qui forme un patrimoine, voyons quel rendement vous pouvez attendre des actifs que vous mettrez dedans.

Quels actifs pour quels rendements et pour quelle durée ?

Dans l’optique de se construire un patrimoine sûr et rentable ou de « bon père de famille », il est préférable de respecter quelques règles quant à la période de détention optimum des actifs. Nous verrons aussi quel rendement vous pouvez en attendre.

Les liquidités

Les liquidités sont très utiles pour les réserves de court terme. Je recommande de conserver 2 à 4 mois de dépenses nettes de charges sociales et d’impôts, en liquide, auxquelles il faudrait ajouter les dépenses connues et planifiées des 3 prochaines années (remplacement de la chaudière ou de la voiture par exemple).

Si votre patrimoine est conséquent, conserver 5% de sa valeur en liquidités pourra être utile afin de fluidifier les transactions au sein de votre patrimoine.

Noter qu’à cause des impôts, de l’inflation, des frais bancaires et des éventuels intérêts négatifs, les liquidités forment le pire actif à posséder pour le moyen ou le long terme avec un rendement « offert » négatif de 1% à 2% par an.

“Aujourd’hui les gens qui détiennent du cash ou l’équivalent se sentent en sécurité. Ils ne devraient pas. Ils ont choisi le pire actif possible à long terme. Un qui ne paie rien et qui est certain de perdre de la valeur avec le temps.” Warren Buffett

Les métaux précieux

Les métaux précieux, notamment l’or, sont des actifs à conserver sur du long terme, bien que l’historique monétaire de l’or puisse lui donner, selon les périodes, une utilité à court terme. Cet avantage hybride par rapport au temps et son pouvoir de « conservateur des prix » (parce qu’il combat l’inflation à long terme) me fait conseiller de détenir entre 2% et 5% de son patrimoine en or (ou un mélange de métaux précieux comme l’argent-métal, le platine, le palladium et l’or).

Les métaux précieux sont suffisamment liquides mais attention, les cours peuvent être très volatils. L’argent-métal par exemple a vu sa performance devenir négative de -55% entre 01.04.2011 et 8.11.2019 tandis que l’or a fait +3% sur la même période… Faites-vous conseiller.

L’immobilier de rendement

L’immobilier d’investissement ancien a vu son rendement moyen passer de 5% brut « historique » à 3% actuellement. Cette baisse s’explique par l’arrivée des taux négatifs obligataires ayant entraîné en quelques années une forte demande pour l’immobilier. Ce dernier est un investissement de long terme et n’est pas liquide.

Cette illiquidité se traduit par la difficulté de transformer le bien en « cash » à court terme et par l’impossibilité d’en vendre une partie pour récupérer 10’000.- par exemple.

Toutefois et avec une bonne gestion de la dette, il peut être envisageable d’augmenter l’hypothèque d’un bien acheté quelques années plus tôt afin de dégager des liquidités supplémentaires. Attention, vous devriez être en mesure de faire face au coût de votre dette en tout temps pour ne pas vous mettre en danger. Plusieurs articles sur l’immobilier ici…

Vous pouvez attendre deux types de rendement de l’immobilier : le loyer que vous percevez chaque mois et la plus-value (ou moins-value) que vous percevez lors de la vente du bien.

Cela ferait l’objet d’un article séparé, mais n’oubliez pas que le rendement se calcule sur vos fonds propres. C’est tout l’intérêt de l’immobilier : acheter à crédit et faire ce qu’on appelle du « levier ». Ce type d’opération comporte deux risques majeurs : le taux de la dette peut varier et le prix du bien peut baisser. Ce dernier point, allant souvent de pair avec une hausse des taux, peut vous obliger à rembourser une partie du crédit de manière anticipée.

Les actions

Les actions peuvent être achetées pour du moyen ou du long terme même s’il est préférable de se donner un horizon de temps de 10 ans et plus. Elles ont l’avantage d’être liquides, grâce aux bourses, où vous pouvez les transformer (les vendre) en liquidités rapidement.

Le rendement moyen des actions suisses s’élève, selon la banque Pictet (https://www.group.pictet/fr/relations-medias/la-performance-des-actions-et-obligations-en-suisse), à 9.50% par an entre 1926 et 2018 tandis que celui des actions américaines (S&P500) s’élève à 7.6% par année, en dollar américain, sur les 70 dernières années (de septembre 1949 à septembre 2019, selon Yahoo finance).

Détenir une action revient à être entrepreneur. C’est un titre de copropriété d’une entreprise qui vous donne le droit de voter lors des assemblées générales et de percevoir une partie du bénéfice de l’entreprise appelé dividende.

Le rendement provient de la plus-value (appréciation du titre) et du dividende. L’avantage fiscal réside dans le fait qu’en étant résident suisse, vos plus-values ne seront pas imposables sur le revenu, contrairement aux dividendes. Voir le tableau « fiscalité » plus bas.

Acheter des actions à travers des fonds de placement offre l’opportunité de se fabriquer un portefeuille sur mesure en permettant de sélectionner un type d’entreprise particulier ou une zone géographique donnée.

Les obligations

Les obligations sont des emprunts que les états ou les entreprises contractent pour une durée généralement limitée et qui sont rémunérés à un taux d’intérêt appelé coupon ; ce dernier peut être fixe ou variable.

Ces dettes peuvent être contractées pour du court, du moyen, du long ou du très long terme… Certains états, dont l’Autriche, ont émis cette année (2019) des dettes à 100 ans ! La question est : serez-vous encore vivant au moment du remboursement ? J

Contrairement à une idée reçue, les plus gros marchés boursiers ne sont pas ceux des actions (8’000 milliards de dollars), mais ceux des obligations (100’000 milliards de dollars en 2017) Les plus grosses dettes étant celles des pays industrialisés.

Lorsque vous entendez parler de taux négatifs, ce sont les emprunts d’états et notamment ceux de la Suisse qui n’offrent plus de rendement positif. Le rendement annuel étant tombé récemment (en été 2019) à -1% sur la dette suisse à 10 ans.

Deux sources de rentabilité sont à attendre d’une obligation : le coupon, qui représente l’intérêt payé chaque année et la plus-value (ou la moins-value) qui est le simple fait de vendre plus cher que le prix d’achat.

Historiquement, les obligations sont l’un des placements les plus conservateurs et les moins volatils. Sa liquidité relative et les volumes à engager pour y avoir accès en font un marché d’expert. Pour un particulier, le plus simple reste de les acheter à travers un fonds de placement.

Les matières premières

Les matières premières représentent les produits bruts ou semi-transformés qui entourent notre vie de tous les jours. Trois grandes catégories les composent : les matières énergétiques (comme le pétrole brut ou l’essence), les métaux (comme l’aluminium ou le plomb) et les produits agricoles (comme le cacao, le café ou encore le maïs).

Genève est bien connue pour être l’une des plus grosses places de marché pour le pétrole. Ici aussi, ce sont des marchés de connaisseurs et bien qu’elles soient liquides, il faut un minimum d’expérience pour pouvoir en tirer profit sur le moyen et le long terme.

Un fonds de placement peut avoir l’avantage de supprimer la barrière à l’entrée de l’achat et permet une diversification des matières et des échéances tout en offrant une liquidité quotidienne. Elles sont un bon rempart contre l’inflation, mais subiront aussi une baisse violente des prix.

Les fonds de placement

Tous les actifs mentionnés précédemment peuvent être acquis à travers des fonds de placement.

Un fond de placement est un portefeuille commun, géré par des analystes financiers, dans lequel plusieurs investisseurs peuvent investir en même temps. Les fonds disponibles en Suisse sont strictement réglementés par l’autorité des marchés financiers (FINMA) et offrent une liquidité quotidienne. Cela signifie que vous pouvez les acheter et les vendre chaque jour. C’est un super avantage dans des marchés peu liquides ou difficilement accessibles comme l’immobilier, les obligations ou les matières premières.

Pour l’immobilier toutefois, notamment en cas de crise sur les prix, certains fonds peuvent être fermés à la vente afin de laisser le temps au gestionnaire de vendre les immeubles sans subir (et ajouter) de pression supplémentaire sur les prix.

Les fonds de placement offrent l’avantage de pouvoir se positionner sur des marchés particuliers ou sur des techniques d’investissement éprouvées. Ainsi, vous pourriez vouloir investir dans les petites et moyennes entreprises suisses, dans des entreprises respectant des critères de durabilité stricte, dans des sociétés actives dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique ou encore dans une approche dite « value », réputée comme plus conservatrice.

Les fonds dits Exchange Traded Fund permettent de répliquer un indice donné (le SMI ou le S&P 500 par exemple) à moindre coût. Pour des stratégies très simple de réplique de grands indices, ils sont intéressants. Avant de procéder à l’achat, pensez à vérifier la structure du fonds. Par exemple : le fonds détient-il réellement les actions qu’il est censé représenter ?

Vos deuxièmes et vos troisièmes piliers

Je parle plus en détail du deuxième pilier ici et du troisième pilier ici.

Ils sont généralement composés d’un panier d’investissement en obligations, en actions, en immobilier et en liquidités.

Leurs échéances étant liées à votre retraite, ils ne sont pas liquides. Toutefois et bien que vous ne puissiez en disposer à votre guise, ils font partie intégrante de votre patrimoine. Ne les négligez donc pas dans vos calculs !

Il existe quelques exceptions au retrait comme l’achat immobilier (ou les travaux), le départ à l’étranger et le fait de s’établir à son compte.

Vous ne pourrez malheureusement pas choisir la stratégie d’investissement de votre deuxième pilier mais vous aurez toute liberté pour votre troisième pilier. Profitez-en !

Vous pourrez aussi économiser beaucoup d’impôts en mettant en place une stratégie efficace sur le long terme.

Quoi d’autre ?

Les éléments particuliers tels que les voitures de collection ou les œuvres d’art me feraient dire, qu’ils s’adressent à des passionnés, fins connaisseurs et à des personnes au patrimoine « important ».

Notez que la famille Colonna (Rome) a fait perdurer sa fortune, depuis le XIIIe siècle, en la basant sur un tiers d’immobilier, un tiers d’or et un tiers d’œuvres d’art. Evidemment les marchés d’actions et d’obligations efficients et modernes sont relativement récents. Jean Paul Getty quant à lui, était aussi un grand collectionneur et a consacré une part importante de sa fortune à l’achat et à la vente d’œuvres d’art, léguant une grande partie à des musées lors de sa succession.

Il me semble que les plus-values, et à moins d’en faire un commerce actif, ne sont pas imposables. Si vous en savez plus sur ce sujet, partagez vos connaissances en commentaire 😉

Disclaimer

Attention, les recommandations données ici doivent s’adapter à votre situation. Faites-vous assister par un conseiller financier pour définir une stratégie en adéquation avec votre propension au risque et avec votre situation familiale et patrimoniale avant de procéder à tout investissement.

Je vous propose brièvement ci-dessous, à travers un exemple concret, de comprendre comment distinguer un revenu brut d’un revenu net.

Revenu brut et revenu net

Comprenons la différence entre le revenu brut et le revenu net grâce à l’exemple le plus complet : celui de l’immobilier.

Qu’en est-il de la fiscalité

Tableau récapitulatif et non exhaustif sur la fiscalité des actifs. Vérifiez avec votre fiduciaire avant d’entreprendre la moindre démarche. Il existe 26 fiscalités différentes en Suisse et sans doute des particularités communales ou régionales qui ne sont pas abordées ici…

Je vous propose pour conclure quelques recommandations.

Gardez une vision globale de votre patrimoine

Il est important de faire coïncider les échéances de votre patrimoine avec votre rythme de vie, ainsi qu’avec vos objectifs et ceux de votre famille, qui forment vos horizons de temps. Des horizons de temps facilement identifiables sont par exemple : l’entrée des enfants à l’université, l’échéance de votre hypothèque, la date de votre retraite anticipée ou encore un projet de tour du monde.

Pour ce faire, vous devez absolument garder une vue d’ensemble sur votre patrimoine. Ne prenez pas un actif séparément mais remettez-le dans son contexte et opposez l’ensemble de votre fortune à vos échéances.

… et diversifiez votre patrimoine…

Pensez aussi à diversifier votre patrimoine et les classes d’actifs au sein de votre patrimoine. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier… Ne diversifiez pas non plus à outrance car vous risqueriez de tuer votre rendement. Notez qu’au-delà de 30 entreprises, vous ne diversifierez plus le risque propre aux actions (risque du marché).

Le rendement dont vous avez besoin pour vivre (budget) et le coût de vos dettes sont également des éléments à garder à l’esprit lorsque vous construisez ou vivez de votre patrimoine. Gardez en tête que votre patrimoine travaille pour vous et pas l’inverse. Alors nourrissez-le avec régularité (payez-vous en premier) et, le temps venu, servez-vous-en pour accomplir des grandes choses.

Investir avec une vision longue vous permettra d’éviter les erreurs. Ne pas changer de stratégie trop souvent et savoir persévérer dans le temps en période de baisse et quand les autres vous disent « ça ne sert à rien, c’est dangereux, tu vas tout perdre… ».

Encore une fois, il existe autant de réponses que de situations individuelles, patrimoniales et familiales. Faites-vous conseiller et assister par un conseiller financier professionnel. Vous gagnerez énormément de temps et d’argent.

Et vous, voyez-vous un autre actif qui pourrait intégrer nos patrimoines ? Partagez-le en commentaire 😉

Comment construire votre patrimoine sûr et rentable.

C’est pas sexy mais c’est BASIQUE ! Il faut de l’épargne et du temps pour construire son patrimoine et atteindre son indépendance financière…

Nous avons vu lors du précédent article ce qu’est – en tout cas de mon point de vue – l’indépendance financière. Rentrons aujourd’hui dans le vif du sujet : comment construire des bases saines pour développer un patrimoine sûr et rentable. Et voyons plus particulièrement l’intérêt d’un budget et la question du temps.

Toutefois et avant de commencer, j’aimerais revenir sur le terme de frugalité abordé lors du dernier article et qui fait partie de ce que j’appelle le trio gagnant pour atteindre l’indépendance financière : frugalité, investissement et se mettre à son compte.

Gourmandise rime rarement avec liberté financière

Si vous souhaitez vous construire votre patrimoine et atteindre votre indépendance financière, je vous conseille de limiter vos dépenses et donc votre consommation de voiture, d’iPhone, de vêtements… et en général de tous les biens « inutiles ».

Attention, je ne prêche pas pour une vie monacale, mais l’argent que vous ne dépenserez pas en futilités pourra être investi pour financer des projets plus importants dans le futur. Avec du temps et de la patience, vous pourrez vous offrir des expériences bien plus enrichissantes que la possession d’un objet inerte.

Par exemple, si au lieu d’acheter un iPhone neuf à 1’000.- francs chaque année pendant 40 ans, vous investissiez cet argent dans la bourse suisse, vous récupéreriez à la fin de cette période près de 260’000.- francs.

Encore une fois (j’en vois venir certains 🙂 ), ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il est important de vivre et de se faire plaisir. Sans aucun doute. Je dis juste que si vous avez un salaire dans la moyenne ou même au dessus de la moyenne et que vous aimez les Ferrari, il sera préférable de toutes les essayer sur tous les circuits d’Europe (ou du monde) plutôt que de n’en posséder qu’une seule. Si votre patrimoine vous permet de faire les deux, tant mieux.

Cela nous amène à l’intérêt d’établir un budget. Voyons cela.

Faites un budget en lien avec vos objectifs pour déterminer votre capacité d’épargne et augmenter votre indépendance financière

C’est la BASE. Avec un budget, vous connaitrez vos dépenses et il ne vous restera plus qu’à les déduire de vos revenus pour obtenir votre capacité d’épargne.

Cela prend tout au plus 15 minutes ! Et une fois fait, le gros avantage et qu’il ne devra être mis à jour que lors de changements importants, comme un déménagement ou la naissance d’un enfant. En effet, une fois établi, vous n’avez qu’à ajouter les postes nouveaux ou à supprimer les postes anciens en quelques minutes.

Celui que j’utilise personnellement a une dizaine d’années et seul un déménagement et la venue des enfants me l’ont fait modifier. Excel m’est d’une grande aide. 😉

Ne vous limitez pas et essayez d’être cohérent, c’est tout. Si vous êtes juste à 90% c’est ok. Une fois toutes vos dépenses listées, faites la somme et ajoutez 5% de marge.

Si vous êtes plus pointilleux, une méthode « simple » est de garder tous vos tickets pendant trois mois. En faisant abstraction de juillet, d’août et de décembre, un trimestre est généralement suffisant pour vous donner une bonne idée de vos dépenses courantes.

Pour les dépenses moins courantes telle que les vacances ou les week-ends, faites la moyenne des trois dernières années.

Pensez aux postes « cachés » comme l’électricité, les taxes d’immatriculation de votre voiture, Seraf (Billag), etc.

Dans un couple, il n’est pas forcément évident de parler finance et budget, faites-vous accompagner par un conseiller financier.

Pas d’épargne, pas de patrimoine, pas d’indépendance financière…

Visez les 20% d’épargne et payez-vous en premier ! C’est à dire que votre épargne doit être votre première dépense du mois.

Une autre façon de déterminer votre capacité d’épargne et de renoncer à 20% du salaire que vous touchez et donc de vous habituer à vivre avec 80% de votre revenu pour satisfaire toutes vos dépenses.

Lorsque l’on est célibataire, c’est assez « facile » de vivre avec 80% de son revenu (vous pourriez même épargner plus que 20%), ensuite avec des enfants en bas âge, c’est un peu plus compliqué. Puis lorsque les enfants entrent à l’école, c’est de nouveau plus facile jusqu’à ce qu’ils fassent des études supérieures… Une fois les enfants partis c’est « open bar » (vous pouvez augmentez votre train de vie et votre épargne, notamment en rachetant votre deuxième pilier).

Afin de maximiser votre épargne, je vous recommande également de payer vos factures en cash autant que possible plutôt qu’à crédit.

Vous avez fait votre budget ? Parfait, cherchons maintenant à comprendre l’incidence que le temps joue sur vos finances.

Le Temps, votre meilleur allié pour construire votre patrimoine sûr et rentable

“Le succès en investissement prend du temps, de la discipline et de la patience. Peu importe les efforts et le niveau de talent, il faut accepter le fait que certaines choses prennent simplement du temps. On ne peut pas faire un bébé en un mois en mettant neuf femmes sur l’affaire.”

Warren Buffett

Une chose est certaine : pour être financièrement indépendant et se détacher quelque peu du système tel qu’il est conçu, il est nécessaire de se construire un patrimoine. Ce dernier permet de créer des revenus alternatifs tout en augmentant la sécurité financière de votre famille.

Le temps est votre meilleur allié pour construire votre patrimoine sûr et rentable. La patience est primordiale. Rome ne s’est pas construite en un jour et votre patrimoine ne se construira pas en quelques années. Si vous recherchez la sécurité, oubliez également les gains à court terme, ils risqueront de vous faire perdre de l’argent et donc du temps. Visez le long terme et restez discipliné.

Nous n’avons qu’une vie et le temps est notre ressource la plus précieuse. Si vous pouvez démultiplier (et perdre ou dépenser) l’argent, vous ne pouvez pas gagner du temps de vie.

Être indépendant financièrement permet également de se libérer du travail qui est la première source de revenu. Dans la réalité, pour être financièrement indépendant, et quoi que vous entrepreniez, il vous faudra fournir une charge de travail plus ou moins intense avant d’en récolter le moindre fruit.

Ensuite, une fois un certain niveau de patrimoine atteint, il vous faudra entretenir la « flamme » qui permet de maintenir le niveau de revenu adéquat. Même un patrimoine immobilier demande un effort constant et régulier pour assurer la pérennité des revenus.

Connaissez-vous votre avenir ? Pas besoin de boule de cristal.

Le futur va arriver : c’est sûr !

L’une des plus grosses difficultés que nous rencontrons en tant qu’humain est de pouvoir se projeter dans le temps. Afin d’y voir plus clair, et même si tous les événements ne sont pas prévisibles, dites vous qu’une partie du futur est écrit et est « certain ».

Dans 10 ans, vous aurez 10 ans de plus, c’est certain. Dans 20 ans, vos enfants auront 20 ans de plus, c’est également certain.

Et si vous achetez une maison avec une dette hypothécaire échue dans 10 ans – mettons en 2030 – cette échéance va arriver, c’est certain !

Maintenant dites-vous que si vous planifiez en amont une épargne suffisante pour vous protéger des risques que vous fait courir cette échéance hypothécaire (une hausse des taux ou une baisse des prix de l’immobilier par exemple), cela pourra éloigner votre famille de plusieurs années maigres, voir de la perte de votre logement. Votre train de vie et votre patrimoine seront aussi préservés. Planifiez. 🙂

« Les intérêts composés » : le temps, c’est de l’argent

Seul le temps vous permet de développer la puissance des intérêts composés. Ces derniers sont les intérêts qui portent… intérêts.

Mettons que vous placiez 100.- francs dans la bourse suisse au début de l’an 1 et assumons que le rendement moyen soit de 9.50% annuel (selon une étude du groupe Pictet que vous trouvez ici : sur le long terme et bon an, mal an – c’est à dire y compris des mauvaises années comme 1929 ou 2008 – la bourse suisse progresse de 9.50% par année. 7.40% inflation déduite). A la fin de l’an 1, vous obtiendrez 109.50

Avec ces 109.50 investis, vous obtiendrez à la fin de l’année 2, non pas 9.50 de gain supplémentaire mais 10.40 car les 9.50 de l’an 1 porteront intérêts à leur tour. A la fin de l’an 2, vous aurez donc 1190.90 francs.

Et parce qu’un dessin est souvent plus parlant qu’un long texte (merci Jérôme pour la suggestion), vous trouvez ici l’incidence que le temps donne sur une épargne donnée.

Votre épargne est une ligne droite tandis que votre épargne additionnée des rendements est une ligne courbe dite exponentielle.

Découpez et structurez votre temps !

Le temps est donc votre meilleur allié pour construire un patrimoine sûr et rentable. Vous pouvez le découper en trois grandes échéances :

  • Le court terme : moins de trois ans,
  • Le moyen terme : entre cinq et quinze ans,
  • Et le long terme soit plus de quinze ans.

Vous pouvez adapter évidemment ces échéances selon votre patrimoine, votre rythme d’épargne, vos connaissances, vos besoins etc.

Vous trouvez sur le dessin ci-dessous trois exemples d’événements, répondant à trois échéances différentes, posés sur une ligne de vie.

La ligne de vie est simplement une ligne droite sur laquelle vous pouvez glisser vos âges, l’âge de vos enfants, et toutes les échéances financières probables que vous connaissez aujourd’hui. Échéance de dette, études des enfants, tour du monde etc.

Notez qu’à court terme, vous devriez garder deux à quatre salaires net d’impôt et charge sociale afin de prévenir un pépin important. Ajoutez-y vos dépenses planifiées des trois prochaines années, et vous obtenez le montant à garder en liquide (sur un compte à la banque, hein, pas forcément sous le matelas. 🙂 )

La vie, ou parce que vous ne pouvez pas tout connaître à l’avance…

Tout cela posé, nous changeons souvent d’avis (comme de chemises…J) et nous ne pouvons pas tout planifier à l’avance. Heureusement, diront certains, tandis que d’autres préféreraient la sécurité d’une vie sans changement.

Afin d’y voir plus clair, je vous propose ci-dessous quelques schémas représentant ce que peut être l’évolution d’un patrimoine le long d’une vie.

Dans le premier dessin, vous trouvez un schéma représentant une vie d’épargne assez ennuyeuse. Ce long fleuve tranquille reste le schéma standard de vie que nous vend la société. Il a le mérite pour notre exemple de représenter schématiquement la construction d’un patrimoine pendant une vie… sans aléas.

Vous trouvez dans le second graphique une vie beaucoup plus proche de la réalité, avec des aléas et des événements de vie planifiés. Globalement la courbe est la même, à la différence près qu’il n’y a pas que l’épargne qui est considérée mais aussi sa consommation pour réaliser des projets plus ou moins important comme les études supérieures des enfants, un achat immobilier ou encore un tour du monde.

To be continued

Nous avons vu que la frugalité alliée à la discipline d’un budget permet de nourrir son patrimoine. Si vous ajoutez la patience, vous détenez les premières clefs du succès pour la construction de votre patrimoine.

Dans une société qui veut tout tout de suite, il sera parfois frustrant d’attendre avant de réaliser de grand projet. C’est pourtant le « prix à payer » pour concrétiser certains rêves.

Lors d’un prochain épisode, nous traiterons des éléments (les actifs et les passifs) qui peuvent composer votre patrimoine et nous aborderons l’importance qu’il y a à garder une vision globale sur vos finances.

Et vous ? Êtes-vous patient, frugal et discipliné ou plutôt dépensier ? Dites le moi en commentaire 🙂

Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

Vous souhaitez gagner votre indépendance financière ? Lisez cet article pour trouver quelques pistes et vous mettre sur les rails !

Si vous tapez « indépendance financière » dans Google, vous tomberez rapidement sur une page Wikipédia intitulée « liberté financière ». C’est dingue qu’il existe une page pour ça. 🙂 Et cette page, dont vous trouvez le lien ici, nous dit que la notion de liberté financière est apparue en réaction à la logique salariale du métro-boulot-dodo.

Aussi appelé la Rat race (magistralement illustré et caricaturé dans le film d’animation Happiness que vous trouvez ci-dessous), cette vie de travail, que nous connaissons tous, nous promet, après plus de quarante années d’efforts, une longue retraite de plaisir et de farniente au soleil…

Sauf que le système des retraites tel qu’il a été conçu il y a 50 ans n’étant plus adapté à la société actuelle et à sa démographie, il est voué à fortement diminuer dans la prochaine décennie. Si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet, c’est ici.

Indépendance financière, temps libre et travail

Dans tous les cas, est-ce qu’être indépendant financièrement doit vraiment rimer avec farniente ?

En vérité, qui rêve de passer son temps sur une plage à siroter des cocktails ad vitam aeternam ? Les pubs du loto nous vendent des vacances toute l’année avec ces plages paradisiaques. Bon il est vrai que personnellement, après quelques heures, la plage m’ennuie au point que je me force à y aller pour amuser les enfants. Mais vous ? Adorez-vous ça ? Le feriez vous toute votre vie si vous en aviez la possibilité ? N’êtes vous pas lassé de ce type de vacances après quelques jours ? Vous avez probablement envie de diversité.

Dans le même esprit, j’entends souvent, de personnes à la recherche d’indépendance financière, que cette dernière correspondrait à l’absence de travail. Notamment via le terme à la mode de « revenus passifs », autrement dit : d’un revenu tombant tout seul chaque mois.

Alors si vous le voulez bien, cassons ensemble ce mythe et prenons quelques personnalités qui pourraient ou auraient pu vivre passivement à un moment donné de leur existence grâce à l’importance de leur patrimoine. John Davidson Rockfeller, Giovani Medicis, Steve Jobs, Benjamin Graham, Alfred Escher, Phil Knight, Mark Zuckerberg, Bill Gates, Elon Musk, Bernard Arnault, Xavier Niel, Ingvar Kamprad, Jean-Claude Bourrelier, Arnold Schwarzenegger, Tim Ferriss, Jeff Bezos, Warren Buffett…

La vérité est qu’aucun d’entre eux ne vit ou n’a vécu passivement. Au contraire : ils sont ou étaient tous férus de travail intense.

Je suis persuadé qu’en tant qu’humain, nous avons bien mieux à faire que d’être passif. D’ailleurs deux des principaux synonymes de passif sont inerte et atone. Veut-on être inerte toute une vie ? Ne peut-on imaginer de laisser une trace de notre passage, au moins pour nos enfants ?

Quelques lectures pour personnes libres et indépendantes

En aparté et parmi quelques une des biographies citées ici, je vous recommande vivement deux d’entre elles : TOTAL RECALL, l’extraordinaire vie d’Arnold Schwarzenegger (même si le personnage ne vous inspire rien de particulier, son parcours, sa détermination et ses quêtes d’objectifs sont hallucinants) et Steve Jobs, magnifiquement écrit par Walter Isaacson (si vous aimez les start-up, l’entrepreneuriat, le sens du détail, la créativité et la persévérance, vous devez lire ce livre) :

Acteur, entrepreneur, ex-gouverneur de la 6e puissance mondiale… Arnold Schwarzenegger sur Amazon
Steve Jobs par Walter Isaacson sur Amazon

Quand à Elon Musk, vous trouvez plus de détails ici.

Vos objectifs SMART pour atteindre l’indépendance financière

Avant de parler d’indépendance, il faudrait au moins avoir une idée de ce que l’on souhaite faire de et dans sa vie. Se fixer des objectifs à courte, moyenne et longue échéance est un début. Les objectifs se discutent en famille si vous vivez à plusieurs et n’empêchent pas les rêves individuels… Souhaitez-vous faire un tour du monde en voilier, découvrir l’Asie du Sud-Est de fond en comble, prendre votre retraite à 50 ans pour voyager, vous mettre à votre compte, acheter votre résidence principale, vous réorienter professionnellement ?

Les objectifs devraient idéalement correspondre à l’acronyme bien connu « SMART », c’est à dire que chacun d’entre eux devrait être Spécifique (précis, clairement identifié), Mesurable (Quel budget pour parcourir l’Asie du sud est en 6 mois), Atteignable, Réaliste, Temporel (avec une échéance).

Avoir des objectifs aide à se souvenir de la raison de nos efforts quotidiens. 🙂

Les mini-retraites. Une autre façon d’être indépendant.

J’ajouterai un point important que mentionne Tim Ferriss dans son excellent livre la semaine de 4 heures : nous travaillons toute notre vie en pleine force de l’âge, « sans temps libre » pour pouvoir avoir un maximum de temps libre lors que nous serons « plus fatigué ». Le concept de mini-retraite « en cours de carrière » prend ici tout sons sens.

Vous pouvez par exemple définir ce concept par un break de quelques mois, sans solde de l’employeur, comme un tour du monde en voilier ou une traversée du nord au sud de l’Amérique latine… C’est ça qui est top avec les mini-retraites : vous y mettez ce que vous voulez. Elles permettent de combiner toute une vie travail avec des expériences fortes. Bon faut-il encore trouver un employeur compréhensif ou se mettre à son compte. Retenez aussi que RIEN n’empêche de travailler à distance avec les outils modernes. Même en plein milieu de l’atlantique, vous pourriez avoir accès à internet par satellite et travailler quelques heures par jour.

Un bon début pour chercher l’indépendance financière, comprendre les mini-retraites et pour se mettre à son compte…

Je rejoins la vision de Tim Ferriss : de mon point de vue, être indépendant financièrement, c’est pouvoir en premier lieu disposer de son temps pour faire ce que l’on aime. Cela peut être le travail (eh oui :)) mais aussi toute une foule d’activités comme le bénévolat, le sport, la lecture ou toute expérience et découverte permettant de nous enrichir et d’enrichir les autres.

La combinaison gagnante pour atteindre l’indépendance financière : frugalité, investissement et se mettre à son compte

Ma définition de l’indépendance financière correspond au fait de se construire un patrimoine diversifié ayant pour buts d’apporter sécurité et expériences de vie à ma famille.

En construisant une source de revenu alternative (ce que l’on fait dès lors que l’on construit un patrimoine), on « achète » de la sécurité en se rendant indépendant de notre activité principale et des aléas financiers de la vie que sont, par exemple, le chômage ou la baisse de pouvoir d’achat à la retraite. Des revenus alternatifs permettent également de réaliser des projets comme une année sabbatique, une formation ou encore offrir des études à ses enfants…

Être propriétaire de sa maison en ayant fini de rembourser la dette ou posséder un patrimoine générant suffisamment de revenus pour payer un loyer à vie sont des exemples d’indépendance financière.

Il existe, je crois, trois angles d’attaque pour vous libérer du temps, que je nommerai la combinaison gagnante : la frugalité, l’investissement et se mettre à son compte. Combiner ces trois éléments est sans doute la méthode la plus rapide et la plus complète pour atteindre l’indépendance financière. Bien qu’elles soient – je crois – à la portée de tous, tout le monde n’a pas forcément l’envie d’être frugal (ou minimaliste) ou de se mettre à son compte.

Si vos revenus se situent dans la moyenne, et à moins de gagner au loto, vous pouvez au minimum investir (épargner) et peut-être songer à la frugalité dans votre consommation.

“Les voitures ne m’intéressent absolument pas, et je n’ai nul désir de rendre les autres envieux. Ne confondez pas coût de vie et qualité de vie.”

Warren Buffett

… la suite à venir…

Dans les prochains articles formant une suite au présent papier, je m’intéresserai à l’investissement. J’essaierai de vous donner des clefs pour vous construire un patrimoine sûr et rentable. Nous parlerons de la gestion du temps et des échéances, des actions, des métaux précieux, des émotions, des probabilités, des crises et encore de volatilité… Autant d’éléments qu’il faut appréhender pour gérer son patrimoine et atteindre un minimum d’indépendance financière.

Au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine pour la suite : « Les bases pour construire un patrimoine rentable et sûr ».

Donnez-moi votre définition de l’indépendance financière en commentaire ! 😉